Mois de Juin

Rappel

Si ce n’est pas encore fait, n’oubliez pas de faire ceci (c’était notre geste du mois de mai) :

  • Mise en place de bande piège en carton à la base des troncs pour combattre les carpocapses
  • Mise en place de refuge à perce-oreilles
  • Eclaircissage des fruits

Cueillette de cerises

Avec un peu d’avance sur la date normale de cueillette, les guignes Early Rivers et les Bigarreaux Hâtif de Burlat sont déjà là.

Taille d’été ou Taille en vert

Au cours du printemps, l’arbre développe de jeunes brindilles qui s’allongent parfois excessivement. Il est nécessaire de les raccourcir pour permettre aux yeux situés à la base de bien se développer et de favoriser leur transformation en bourgeons à fleurs. La taille en vert améliore l’aération entre les charpentières et diminue ainsi les maladies cryptogamiques. Enfin, elle apporte également plus de lumière dans l’arbre et améliore ainsi la qualité des fruits et la production de l’année suivante.

Comment faire ?

Fin juin :

  • Attachez les pousses terminales des charpentières au support afin que les rameaux se lignifient dans la bonne position (verticale -oblique ou horizontale en fonction de la forme de départ de l’arbre). Attention l’extrémité des charpentières horizontales doit toujours rester relevée (appel de sève).
  • Coupez les pousses secondaires de l’année (pousses tendres) à 12 cm de la base soit 7-8 feuilles Cette taille en vert sera répétée en août / septembre si nécessaire.

Pucerons

Un hiver rigoureux diminue largement la population de pucerons, hélas ce ne fut pas le cas les hivers derniers.

Ils piquent le plus fréquemment les jeunes pousses et feuilles pour y extraire la sève. A la suite de leurs piqures, les feuilles s’enroulent.

Voyez d’abord si l’attaque est sérieuse : Si seulement une pousse de temps à autres est attaqué, éliminez les mécaniquement. S’il s’avère que l’attaque est sérieuse, le traitement le plus écologique est de pulvériser du savon noir dilué à 5 %.

Mélanger dans un litre d’eau chaude 3 cuillerées à soupe de savon noir liquide ou 1.5 cuillerées à soupe en pâte. Une fois que le savon est bien dissous, laisser refroidir, puis verser dans un pulvérisateur. Pulvériser sur le végétal attaqué par les pucerons, en prenant soin de bien faire aussi le dessous des feuilles.

Pratiquer le traitement le matin ou le soir, hors des rayons du soleil et de la pluie, et renouveler 48 h après si besoin. Si l’attaque des pucerons est très importante, il est possible de faire une nouvelle pulvérisation encore une semaine après.

Tenez-vous en au savon noir naturel qui est biodégradable et non toxique pour l’environnement. Le savon doit donc être sans colorant, parfum et sans ingrédient synthétique ajouté. Le mieux est de favoriser les prédateurs (auxiliaires) tels que les coccinelles,  placer des nichoirs à mésange en automne, des refuges à perce-oreilles (pots retournés avec de la paille) fin mai. L’utilisation d’insecticides à tout va, ne fait qu’affaiblir la population d’insectes utiles.

Puceron lanigère

Il s’agit d’un puceron reconnaissable par sa protection « laineuse » qui le protège.

Il est néanmoins possible de le combattre :

  • Faites un traitement au savon noir classique sur l’ensemble de l’arbre si les feuilles sont recroquevillées ;
  • Écrasez ensuite ces taches laineuses en frottant avec une petite brosse de fer ou brosse à dents ;
  • Pulvérisez les amas laineux (taches blanches) avec une solution à base de 80 % d’alcool à brûler, 10% d’eau et 10 % d’huile de colza. L’huile de colza a une action asphyxiante sur ces pucerons.

Surveillez bien l’apparition de toute nouvelle tâche laineuse et n’hésitez pas à recommencer l’opération une semaine après si nécessaire.

La Rouille grillagée du poirier

Symptômes :

Des tâches oranges apparaissent en été sur la face supérieure et des excroissances verruqueuses (gales) apparaissent ensuite en automne à la face inférieure. C’est assez impressionnant, cependant ce n’est pas une maladie grave.

La rouille grillagée se développe sur le genévrier en hiver et le poirier en été. Si seulement quelques feuilles sont attaquées, les enlever mécaniquement reste la solution la plus radicale et la plus écologique. S’il s’avère que l’attaque est trop importante, alors il faut faire un traitement.

Comme il s’agit d’un champignon et non d’un insecte, nous utilisons un fongicide pour le combattre.

Fongicide CHIMIQUE 

Nous vous conseillons de traiter tout le feuillage (un seul passage) avec :

le Difcor Garden d’Edialux (25 ml)  https://www.edialux.be/Products/diFCOR002_difcor-Garden

 Dose : 0,5 ml /Litre d’eau – soit quelques gouttes PAS PLUS à pulvériser  mi-juin / juillet. Avec 1 litre de préparation, vous traitez facilement 10 à 15 espaliers.

Vous pouvez également traiter vos autres fruitiers (pommiers, pruniers…) et rosiers avec ce fongicide. Il est également efficace contre la tavelure et l’oïdium si appliqué après une pluie.

Le cuivre (bouille bordelaise) à cette époque n’a hélas pas d’effet sur ce champignon.

Un seul traitement suffit : respecter bien strictement les doses d’emploi.

Les parties atteintes de genévrier doivent être coupées et détruites.

D’autres produits sont également efficaces contre la rouille :

Préventivement (=avant l’apparition des premiers symptômes) mi-mai du

     Dithane (mancozebe) ou Ortiva (azoxystrobin)

Curativement(après l’apparition des premiers symptômes ) mi-juin juillet avec

           Rosacur (tebuconazol)  ou Bayfidan (triadimenol) ou Difcor (difenoconazole)

Bien rincer le pulvérisateur avant et après utilisation.

ALTERNATIVE BIOLOGIQUE

Nous faisons actuellement différents essais pour remplacer la chimie avec une décoction d’ail :
100 gr ail par L d’eau bouillante  +2 à 3 gouttes de détergent pulvérisé refroidi et pur.

Période de traitement : floraison TERMINEE (soit +/- mi-avril) à fin mai tous les 10-15 jours (soit 4 à 5 traitements au total).

Derniers gestes du mois